Interview de Bernard Magrez Grand propriètaire Bordelais

« Je pense que certains ont porté des jugements de valeur sur le millésime 2013 sans l’avoir vraiment dégusté. C’est une approche quelque peu malheureuse. En ce qui concerne la qualité intrinsèque des vins que je connais, ceux que nous produisons, nous considérons que 2013 est une bonne année pour les blancs. D’ailleurs, c’est l’avis de tout le monde. A propos des rouges, ce sera sans doute un peu hétérogène. Mais rien d’exceptionnel, puisque c’est le cas chaque année. Depuis quarante ans, je n’ai jamais vu de millésime avec une qualité uniformément parfaite. (suite…)

Dégustation Cuvelier & Fauvarque : Primeurs 2013 du 04 au 05 juin 2014

Cuvelier & Fauvarque a le plaisir de vous convier le mercredi 4 et le jeudi 5 juin 2014 à sa dégustation des Primeurs 2013 dans ses chais historique d’Haubourdin ! Lors de cette dégustation, vous aurez l’occasion de déguster une soixantaine Grands Cru en présence de nombreux propriétaires. Tous les conseillers commerciaux de Cuvelier & Fauvarque  seront présents afin de vous accompagner lors de cette soirée exceptionnelle. (suite…)

2012, un millésime de vigneron séduisant et attractif

Le millésime 2012 est réussi pour ceux qui ont pris les bonnes options, même si les vignerons sont unanimes pour affirmer qu’il a été difficile.

Les grands Châteaux disposent aujourd’hui de beaucoup de moyens pour réussir leur cuvée y compris quand les conditions climatiques sont plus difficiles : vendanges vertes, effeuillage, mesure de la maturité des raisins et des tannins, maîtrise des rendements, tri, vendanges parcellaires, maîtrise de la vinification et des assemblages, création de seconds vins…

Les millésimes ne sont pour autant pas tous sur un même pied d’égalité, il existe bien sûr des différences qui se mesurent essentiellement dans leur homogénéité et dans leur potentialité de garde. Le millésime 2012 fait partie de ces millésimes dit « de vigneron». La qualité du millésime est assez hétérogène c’est pourquoi une sélection a été nécessaire pour ne retenir que les meilleurs vins.

Nous qualifierons 2012 de charmeur, nous y avons découvert des réussites exceptionnelles à des prix très attractifs puisque certaines baisses peuvent aller jusqu’à -42% par rapport à l’année dernière et -64% par rapport a 2010. Nous sommes revenus à un niveau de prix qui permet de rentrer en cave des belles étiquettes. Il faut en profiter avant de revenir sur un millésime de notoriété qui aura pour effet, avec la demande internationale de plus en plus nombreuse, de faire grimper les prix à un nouveau sommet. La qualité et le charme des vins, ainsi que l’attractivité du prix, sont autant de conditions réunies pour vous inviter à rentrer en cave le millésime 2012.

Ludovic Bigo et Benoît Lepoutre,
directeurs associés de l’entreprise Cuvelier & Fauvarque.

Millésime 2011 en Bourgogne, Du plaisir avant tout

2011 restera dans les mémoires, non seulement pour sa précocité, mais également pour sa climatologie singulière. Alors que les amateurs du monde entier s’apprêtent à découvrir ce nouveau millésime, les premières impressions se précisent. Cette année,

l’élégance et la gourmandise

 mettent particulièrement en valeur la mosaïque des terroirs bourguignons. Accessibles, ces vins constitueront une porte d’entrée idéale pour parcourir toute la richesse et la diversité des Bourgognes.

Les vignerons bourguignons savent faire confiance à leur instinct. A la veille de l’été, ils restent prudents, même si le printemps, particulièrement sec et chaud, a donné à la vigne un potentiel qualitatif optimal. Les précipitations de juillet viennent reconstituer les réserves en eau du sol et apporter un souffle nouveau à la plante.

La grande diversité sensorielle et la répartition qualitative sont caractéristiques de chaque terroir. Le potentiel de garde sera variable selon le style de vin. Toutefois, l’aspect friand de ce millésime, déjà perceptible, permettra de se faire plaisir sans tarder.

2011 restera dans les mémoires,

Les conditions orageuses d’août, très difficiles à anticiper, amènent les vignerons à suivre leurs parcelles pied à pied. Ils ne doutent pas qu’ils auront à faire preuve d’humilité autant que d’intuition afin de déterminer la date de récolte : entre maturité et état sanitaire, la nature aura son mot à dire. Attendre ou pas ? Question cruciale que les Bourguignons se posent dans les dernières semaines d’août, en particulier pour le Pinot Noir dont la délicatesse fait la réputation, mais aussi la complexité.

Les vendanges s’étalent sur plusieurs semaines, les viticulteurs récoltant les parcelles au rythme de l’évolution de la maturation.

Le bel ensoleillement et les faibles précipitations de septembre donnent raison à la patience.

Un tri soigné est pratiqué, à la vigne comme en cave. Seuls les meilleurs raisins sont vinifiés.

Vins blancs

Ils se caractérisent par une grande pureté aromatique.

Des arômes nets et francs d’agrumes et quelques notes florales délicates se révèlent à la dégustation. Une belle acidité vient relever ces flaveurs, donnant des vins frais et expressifs. Les équilibres harmonieux, déjà perceptibles lors de la dégustation des baies, se confirment. Le tout est renforcé par une belle rondeur en bouche.

L’expression des terroirs est déjà appréciable.

L’élevage apportera une complexité et une finesse supplémentaires à ces vins qui s’apprécieront dès leur jeunesse.

Vins rouges

Ce sont des vins gourmands, avec de belles robes, d’un rouge très intense. Suivant les secteurs, une large palette aromatique est représentée : fruits frais, fruits rouges (framboise, cerise) et quelques notes d’épices douces. En bouche, fraîcheur et équilibre sont ressentis. Les tanins sont ronds, souples, élégants.