Caractéristiques d’un millésime atypique

A Bordeaux, 2011 est un millésime qui est passé directement de l’hiver à l’été : les conditions printanières étant absentes, l’éclosion des bourgeons a démarré fin mars et la floraison mi-mai.

La qualité est variable selon les sols et les cépages. Afin d’atteindre un vin de qualité il était important de totalement éliminer les baies vertes ou roses lors de la vendange.

Climatologie de la région de Bordeaux pour le millésime primeur 2011

 

– Décembre 2010 : Le climat est plus doux et sec sur Bordeaux, avec une pluviométrie légèrement supérieure aux normales.

– Mars 2011 : temps plus sec et plus chaud que la normale.

– Avril – Mai – Juin : Des températures d’été supérieures aux normales. Des orages de grêle frappent durement le sauternais, la région de Podensac, l’Entre-deux-Mers et le Blayais, occasionnant d’importants dégâts sur près de500 hectares de vigne.

– Juillet – Août : Les températures redeviennent supérieures et provoquent des orages et pluies torrentielles mais ces pluies tant attendues arrivent trop tard pour débloquer la maturation de certaines jeunes vignes atteintes par la sécheresse. En résulte un gonflement des baies de raisin et des saveurs`

diluées, particulièrement pour les cépages merlots.

– Septembre : L’été est revenu, chaud, avec des épisodes de grêle orageux qui ravagent une partie du vignoble de Saint-Estèphe. Les nuits sont fraîches et des journées ensoleillées ont permis aux cépages cabernets sauvignons de mûrir.

 

Source: CIVB

« La réussite surprise des Bordeaux 2011″ Selon Robert Parker

 

«Ce millésime est meilleur que je ne le pensais.

Il ressemble aux millésimes sous-estimés que sont 2001 et 2008. Il est même supérieur en termes de qualité. Le millésime 2011 n’a pas bénéficié pourtant d’une climatologie facile, avec un printemps chaud et sec, suivi d’un été frais, excepté quelques pointes de chaleur en juin. Sachez également que la récolte est maigre comparée à 2010 et 2009, les quantités sont donc moindres.

Le goût du vin 

De fait, il n’a pas été facile de déguster les 2011.

Il y a des vins vraiment profonds, offrant la même élégance qu’en 2009 et 2010, et il y a les autres, cette grande majorité qui sera appréciable entre 5-15 ans.

Pomerol est à coup sûr l’appellation la plus homogène, mais les prestigieuses appellations du Médoc (Pauillac, Saint-Julien, Margaux,…) s’en sortent bien. Si les 2011 ne procurent pas une émotion aussi forte que 2009 ou 2010, ils sont bien meilleurs que prévu grâce à des œnologues et vinificateurs d’exception.»

 

Source: inspiré de l’article de Robert Parker: «A Hard Rain’s A-Gonna’Fall»

A Montgilet, on fait du vin avec notre cœur

Victor Lebreton est Propriétaire-Réciktant à Juigné-sur-Loire.

Voici son témoignage : « Au Domaine de Montgilet, nous sommes des paysans tout près de la nature et heureux de travailler avec elle. Parfois capricieuse comme un gel de printemps ou une pluie d’automne qui peuvent nous coûter une part de la récolte, elle sait aussi nous offrir un beau soleil qui, acoquiné au brouillard d’automne, saura faire naître la pourriture noble à la veille de la récolte.

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Maison Bréchet un credo : le « cousu-main »

Julien et Laurent Brécet sont Propriétaires-Récoltants à Châteauneuf-du-Pape.

Voici leur témoignage : « Le terroir, c’est essentiel. C’est pourquoi chaque parcelle est vinifiée et élevée séparément, de manière spécifique, comme l’Amiral G à Châteauneuf-du-Pape ou le Lieu-dit, un « historique » de l’appellation Gigondas.

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